Photo : Denis Lord
Biographie
Avant de faire du cinéma, Isabelle Hayeur a beaucoup écrit: du théâtre, de la poésie, des nouvelles; elle a aussi fait de la danse contemporaine, de la performance et de la mise en scène. Cette exploration des arts de la scène n'a cessé d'influencer son approche de l'image.
Après des études en cinéma à l'Université de Montréal, son premier film, Londeleau, une courte fable médiévale, remporte plusieurs prix, dont le prix du meilleur scénario au Festival International de Ste-Thérèse. Dans Cinébulles Sylvie Beaupré écrit que "Londeleau éblouit par son puissant souffle poétique". Suit de près un premier long métrage, La Bête de Foire, présenté au Festival des films du monde puis aux Rendez-vous du cinéma québécois où il remporte le prix Luce Guilbault. Dans Le Devoir, Jean-Claude Marineau parle “de vrai talent, d'un vrai sens du cinema”. Elle poursuit parallèlement une démarche d'adaptation au cinéma d'oeuvres pour la scène et signe une dizaine de films et vidéos avec les chorégraphes Ginette Laurin, Marie Chouinard et Susan Marshall à New-York. Elle signe ensuite un long métrage de science-fiction qui explore le monde de l’adolescence, Les Siamoises, remarqué par la critique et par deux des plus prestigieux magazines de cinéma fantastique: Fangoria aux États-Unis et L’Écran Fantastique en France. Les Siamoises est présenté dans des festivals à Montréal, à Manchester, à Barcelone, ainsi qu’au prestigieux London Institute of Contemporary Arts. Suit ensuite le long métrage Le Golem de Montréal, issu d’un atelier de théâtre avec onze enfants, puis la très élaborée captation du spectacle de Richard Desjardins KANASUTA, qui lui vaut une nomination à l’ADISQ pour le meilleur DVD de musique de l’année - et une comparaison avec Martin Scorsece par le critique musical Sylvain Cormier...
Elle rédige en ce moment OVO, une réflexion sur la destinée de l'oeuf humain, et Julie la nuit, un film de danse contemporaine pour jeune public en collaboration avec la chorégraphe Hélène Langevin. Depuis bientôt trois ans, elle s’occupe activement du Groupe de pression Réalisatrices Équitables.